Un article sur “Contre la nuit” dans Le Monde des livres

Dans sa chronique Trans/poésie, publiée dans “Le Monde des Livres” du 18 octobre 2018, Didier Cahen présente “Contre la nuit“. Un grand merci à lui.

“Dans sa recherche d’un “lieu où suspendre la fuite”, Stéphane Bataillon (né en 1975) multiplie les registres mais sans jamais s’y perdre. Du Tweet recomposé au poème corrosif, il invente une façon bien à lui de se frotter aux turbulence d’un monde en perdition.”

Didier Cahen

L’émission le casque et l’enclume parle de “Contre la nuit”

L’émission culturelle “<a href=”https://rcf.fr/culture/metronomy-orleans-et-jeu-video”>Le casque et l’enclume</a>” diffusée sur RCF Loiret présente “<a href=”https://www.stephanebataillon.com/contre-la-nuit/”>Contre la nuit</a>” dans son édition du 7 octobre. Merci à ses animateurs.

Écoutez l’émission ( chronique à partir de 2’16) :

Invité de l’émission “La Main à plume” sur Le Media TV

Vendredi 27 septembre, j’étais l’un des invités de la première émission littéraire du Média TV, La Main à plume. J’y ai parlé poésie, écologie numérique, résistance à la réduction de notre intimité et ai présenté mon dernier recueil “Contre la nuit” paru aux Éditions Bruno Doucey.

Revoir l’émission :

 


 

 

Critique de “Contre la nuit” sur le site Terre à ciel

Une très belle critique de mon dernier recueil, “Contre la nuit” par Cécile Guivarch sur le passionnant et très riche site dédié à la poésie contemporaine Terre à ciel :

“D’une écriture inventive et dynamique, Stéphane Bataillon nous invite à nous rendre dans un pays mais « pour l’atteindre / il y a un gouffre à franchir ». Il passe du vers à la prose, réinvente son écriture à chaque poème. Parfois lecture verticale. Parfois silences ou typographie sans modération. Mais si la forme est changeante, cela évoque la vitesse à laquelle va notre monde. Ainsi, « Nous Tchik Tchik Tchik / nous Tchak Tchak Tchak », les grandes villes que l’on quitte à la hâte. Déménager de Paris à Montreuil. L’importance des lieux et ce qu’ils renferment. La possibilité de vivre ici en même temps que la contrainte de s’accommoder à un lieu. La terreur dans le monde et comme nous parvenons à continuer d’y vivre : « voir nos amis, nous embrasser, parler à notre fils, l’embrasser. Respirer. Mais sentir que ça grouille. » Lorsque cela grouille de trop, les mots deviennent plus silencieux. Passent de la prose au vers. « Les mots n’ont plus lieu d’être », surtout lorsque « je ne sais pas comment on fait la guerre » et que l’enfant en soi est encore si présent.
« Tu me demandes dans combien de jours nous allons mourir. Et si change de couleur, et si ça pourrit, quelqu’un qui meurt ».

La vitesse de la numérisation, cette révolution qui influe sur nos façons d’être :
« Tu post. Tu tweet. Tu poke. Tu follow. Tu like. »
L’importance de l’image avec les réseaux sociaux qui conduit à une baisse de l’estime de soi. Comme tout cela va vite. Ainsi suspendre la fuite : aller vers un monde hors connexion, avec ce gouffre à franchir. Nous portons dans le même temps les blessures de nos aïeux, mais peut-être que l’enjeu est de devenir « PLUS GRAND QUE TOUS CEUX QUI ÉTAIENT AVANT MOI ».

Ils ont posé une bombe. Elle a explosé. Pas écrire. Voir nos amis, nous embrasser, parler à notre fils, l’embrasser. Respirer. Mais sentir que ça grouille. Que ça se réveille. Ne pas se détourner. Eviter que nos monstres ne remontent. Par la tuyauterie des salles de bains, par l’embouchure des fleuves, par le fond des sept mers. Eviter l’inondation.

Critique de “Contre la nuit” dans le cahier livres & idées de La Croix

Dans le cahier Livres & idées du quotidien La Croix du 27 juin, Pascal Ruffenach consacre une très belle chronique à mon recueil “Contre la nuit”.

Chercheur de formes

Poésie. Troisième recueil de poèmes de Stéphane Bataillon, portant « l’idée d’un poème qui changerait l’abord du jour qui commence ».

«Ecrire la routine. Ces jours un peu pareils. Ces moments répétés qui n’auront droit ni à une photo, ni à un poème, ni à se changer en souvenir. » Stéphane Bataillon (1) est un moraliste. Au sens que ce mot possédait au XVIIe siècle : un homme qui cherche éperdument dans le temps qui passe, le sens des choses, leur raison d’exister et trouve la juste formule pour le dire. Les moralistes sont des chercheurs de formes. Percutantes, elliptiques parfois afin de provoquer chez le lecteur un mouvement de l’âme.

Contre la nuit, troisième recueil de Stéphane Bataillon, est traversé des minuscules histoires de nos vies, de celles qui surgissent dans la question d’un enfant ou l’absurdité de certains de nos comportements humains. L’auteur reçoit ces flux de vie avec l’étonnement des premières fois. Sans jugement, à distance parfois. Et il les explore par un langage aux formes multiples et qui utilise de nombreux chemins poétiques.

On peut lire ce recueil d’une traite, comme la description enjouée de notre comédie humaine, proche de l’univers de Jean Tardieu, avec des moments loufoques et d’autres qui plongent dans la métaphysique. Il permet de combattre la déshumanisation de l’être humain, habillé de prothèses digitales et inattentif au monde qui l’entoure. Et parfois le subissant. Mais, « rien à craindre de moi/Je n’entends rien/ne parle pas/Je réalise le rêve/d’une retraite subtile/qui vous concentrerait ». Stéphane Bataillon rêve du lieu où nous nous retrouverions, désaliénés de nos fausses identités, un peu flottant, pas très éloignés du big bang initial, quand tout n’était encore que commencement. Contre la nuit qui recouvre si vite nos vies et les engloutit si nous n’y prenons pas garde… Cette nuit est celle de chacun d’entre nous. Avec une morale provisoire pour le voyage : « Verse la poudre d’or/à l’endroit de tes failles/Elles se patineront/d’un éclat incertain ».

Pascal Ruffenach

(1) Journaliste à La Croix.

 

 

 

Chronique de “Contre la nuit” dans l’émission j’irai cracher sur vos tombes de C-Lab

L’émission “J’irai cracher sur vos tombes” de la radio rennaise C-Lab a consacré une partie de son émission du 30 avril 2019 à Contre la nuit. Merci à eux pour cette lecture attentive et joyeuse.

Écoutez l’émission ici ou là :